Fiction 5

Transport Erotique

 

J'avais rendez vous avec le groupe a une Porte de Paris.

Il était 22h j'avais un peu bu, juste assez pour me donner le courage de me présenter a eux et comme prenant le relais d'un mec, sur leur tournée déjà bien avancée, ils étaient tous là devant le bus, a fumer une dernière clope avant le départ.

 Apres de brèves présentations je montais a l'etage du bus pour trouver une couchette, je redescendais ensuite m'installer dans le salon avec eux. Toute cette joyeuse petite troupe de musiciens et moi partions ensemble pour quelques semaines sur les routes…

 Parmis eux il y avait un mec bourré de charme. Lorsqu'il était arrivé  je m'etais dit 'here comes trouble'. Je ne sais pas si il était vraiment beau, mais il était bourré de charme ! Dés le premier regard je savais que je ne pourrais résister a tant de charme. Au lendemain de cette première nuit dans le bus je m'eveillais toute chose. Je peux difficilement me rappeler de ce reve dont je m'extirpais ce matin là, mais je peux dire que la tension était déjà palpable.

S'en suivirent quelques jours d'apprivoisement, nous partagions nos repas ensemble sur les différents festivals que nous traversions. C'etait le printemps, les journées étaient belles, gorgées de soleil. L'atmosphère avec le groupe était plutôt bon enfant, rythmée par l'organisation des concerts et la route.

Nous nous cherchions chaque jours davantage, un jour alors que je prenais ma douche dans la loge je le trouvais là face au miroir pres de mon vanity. Un peu gênée de cette intimité qui ne me laissait pas du tout indifférente, je m'approchais du miroir. Il lu a voix haute ce qui était écris sur ma make up box : Realness of canceallness. Il me regarda et sourit. A cet instant je le trouvais touchant, j'ai toujours eu un faible pour les hommes curieux et portés sur la féminité. Il me regarda enfiler mon T-shirt et a voix haute encore il dit : des tetes de mort…

Sa voix et ses oreilles décollées m'avait fait craqué complètement. J'aimais tout chez cet homme son arrogance, sa désinvolture, et même son petit penchant pour l'alcohol. J'aimais son look négligé et son extrême reserve.

Ce que j'aimais par dessus tout, c'etait le voir se transformer sur scène en une autre personne, tenant sa basse comme la croupe d'une femme, prenant de l'assurance et rayonnant de toute son âme.

 Cette période de festivals d'été était plutôt Rock 'n' Roll et je buvais peut être plus qu'a l'accoutumée. Heureusement dans un sens, car avec mon coté vieille France, j'aurais pu passer a coté d'un tel apollon en me persuadant, encore une fois, de ce que le désir a d'immuable afin de ne pas passer a l'acte.

 Je dois bien avouer que cette fois ci c'etait different. Vers minuit apres avoir pris une bonne douche je rentrais dans le bus. Tous le monde était là, on s'amusait bien, petit a petit tout le monde monta se coucher. Nous restions seuls tous les deux, rongés par un désir qui n'avait cessé d'augmenter de jour en jour. Le bus roulait a toute vitesse, la lumière des néons bleus éclairait spasmodiquement nos visages et c'est dans un moment d'obscurité et dans les remous incessants du bus vrombissant dans la nuit que je senti mon corps frôler le sien.

Je m'agripais a sa chemise et dans une fraction de seconde ma bouche trouvais la sienne. Il serra mes hanches et pressait son corps contre le mien, nous étions aux pieds des escaliers menant a l'etage du bus, et cette attraction divine dura pendant une période que je ne saurais définir. Une de ces suspensions du temps, un petit bout d'eternité. L'emotion était telle que je sentis monter en moi un total abandon, mon corps et a travers lui mon cœur lui criait tout mon désir. Je passais mes mains dans ses cheveux, je pressais le lobe de ses oreilles le contact de sa peau était un pur délice. Je me délectais de cet instant d'extreme sensualité : le plissement des vêtements, son souffle court dans mon coup.

En cet instant je réalisais a quel point les transports pouvaient être érotiques.

 Une envie presque dévorante de faire l'amour nous avait pris, nous ne pouvions décemment rester en bas car le chauffeur nous aurai entrevu dans son rétroviseur. On fini par rejoindre l'etage, accroché l'un a l'autre, essayant de ne pas faire de bruit pour ne pas réveiller nos voisins endormis dans leurs couchettes. Il m'ota ma chemise et m'embrassa les seins.

 Les titilla, les mordis. Allongée dans sa couchette, j'etais en extase mais je faisait attention de ne pas faire de bruit. Il passa sa main sur mon ventre et la glissa dans mon pantalon.

 Quand sa main s'imita dans ma culotte j'etais aux anges, a cet instant je voulais tout donner et tout prendre. Je dégrafais a mon tour son jean, et je pris son sexe dans ma bouche. Impossible de faire a cette homme tout ce que j'avais en tête, l'endroit était trop exigu et la situation un peu gênante…

 Comment ne pas en effet penser aux 4 mecs dormants autour de nous, et pas n'importe les quels, des mecs avec qui il faudrait déjeuner et travailler d'ici quelques heures.

Impossible donc d'assouvir maintenant tous nos fantasmes, il fallait calmer nos ardeurs…

 Au réveil de cette courte nuit je découvris un décors champêtre, dans le sud ouest, il me semble. C'etait un site vraiment sympa, un lieu alternatif peuplé de gens relax, tout allait se passer pour le mieux…

Les champs s'etendaient a perte de vue et là au milieu il y avait un petit lac.

Je profitais de cet après-midi bucolique pour lire et m'étirer un peu. Soudainement il etait là, debout devant moi à contre jour du soleil comme une apparition divine.

Il s'assied près de moi sans rien dire. Il s'allume une cigarette. Il me sourit et je lui rend bien. Nous parlons tous les deux. Et je dois dire que la conversation est agréable, fluide. Son charme c'est un savant mélange d'humour et d'inopiné.

J'adore ce mec, avec son air de ne pas y toucher, il changerai n'importe quelle 'peine à jouir' en une Venus freak, c'est certain.

Le soir venu tout est prêt, village associatif, concerts, des centaines de gens partout et pourtant comme magnétisée je ne croise que lui partout et à chaque fois mon instinct animal se manifeste davantage, souffle court, culotte mouillée, les oreilles chaudes, les oreilles qui bouillonnent.

Il n'y a rien à faire je suis déjà complètement envoutée. Ses charmes ont eu raison de moi…

Ce soir là après le concert, ni lui ni moi n'avons réussis a faire preuve de beaucoup de civisme avec le reste de la troupe. Tout le monde assis en bas profitait d'un moment de détente, le bus n'avait même pas encore démarré que la porte de la petite cabine à l'étage était déjà fermée, à l'intérieur il avait plaqué mon corps contre la cloison, déboutonnait ma chemise et détachait mon soutien gorge d'une seule main, petit geste qui avait toujours eu mes faveurs. _Il ne sert a rien de vous préciser la teneur érotique de ce passage._ En effet j'en perd moi même mes mots, ce garçon avait de toute façon beaucoup, beaucoup trop de charme.

L'excitation mêlée a la fatigue ne nous menât pas bien plus loin ce soir là.

A part cette divine session d'effeuillage, des baisers fougueux et une franche rigolade, nous n'avions plus une once d'energie. Nus, enlassés dans sa couchette nous nous endormions tous les deux au son des moteurs du bus qui démarrait enfin. Lui une main posée sur mon sein et la mienne posée sur son sexe.

Cela faisait maintenant plusieurs jours que nous étions sur la Route.

Nous étions tous dans un état de fatigue avancée.

Autre jour, autre festival, autre lieu...

J'ouvris les yeux sur un autre rivage ce matin là...

Le décor était plutôt champêtre cette fois encore. Le soleil était là au dessus de ma tête, et je me sentis libre lorsqu'une brise ébouriffa mes cheveux. Ahh ! Aujourd'hui mon cœur souriait à la vie !

Je rencontrais ce jour là un mec que je connaissais, des relations de boulot. Il tournait avec un groupe de dancehall. Cette journée s'écoulait parfaitement bien, rytmée par les verres de rhum et les discussions avec les copains.

All through the day...

Lorsque je croisais mon mignon dans l'après midi il me fit une proposition indécente à laquelle j'aurais difficilement pû résister. Nous partîmes à travers champs. Les herbes hautes courraient partout autour de nous.

Il m'embrassait, il touchait mes seins. J'enlevais mon T-shirt et je courrais.

Je cueillis une fleur et m'approcha de lui, il enleva son T-shirt. Je souris.

Je touchais son lobe d'oreille et passais ma main dans son cou. Il pris ma main et nous marchâmes jusqu'à l'orée d'un bois.

 J'avais tellement envie de lui. Cette envie me dévorais le bas du ventre, et ces derniers jours bien malgrès nous avaient été placé sous le signe de la reserve et de la contenance.

 C'était le genre de mec qui pouvais me faire hurler de plaisir juste en effleurant ma peau avec sa main. Son charme magique suffisait a m'emouvoir. Il était si beau, beau comme le monde.

 Nous nous sommes désabillés sans chichis, la nudité s'imposant presque comme vitale a ce moment de notre histoire. Je me souvient lui avoir dit un truc comme : 'Tu es beau dans cette lumière' . C'était en effet la première fois que nous nous offrions l'un a l'autre en plein jour.

Je voulais tout de lui. Donner et prendre. Faire l'amour avec cet homme dans l'herbe en pleine nature tombait sous le sens. Tout était à sa place.

Synchronie parfaite des éléments en présence et joie totale de vivre.

Les ardeurs du premier instant firent place à la fatigue. Nous nous couvrions de tendresse. J'attendais patiemment qu'il reprenne de sa vigueur. J'aimais faire l'amour avec lui. Je voulais que ca dure encore. Je voulais que cet instant dure toujours. Que le plaisir dure toujours. Je le caressais et je me caressais aussi. Il m'embrassa l'épaule. Nous plaisantions. Il mit un doigt dans mon sexe. Il m'embrassa. Hmmm… Oui… Oui Oh! J'avais follement envie de lui. Je lui dit 'prends moi'. Et lorsqu'il pénètra en moi je laissais échapper un Hummmmm ! de plaisir intense.

Le soir je décidait de regarder un peu le concert, même si pour être honnête je ne suis pas très branchée rock pour minettes. Lorsque je le vit sur scène avec sa basse. Tenir sa basse, toutes sortes d'idées obscènes me traversèrent l'esprit.

Ce soir nous rentrions à la maison. Le trajet étais court et la perspective de rentrer à Paris avant 2H du matin nous enchantait presque.

Je montais préparer mon bagage. Il me rejoint là haut et me demanda si je voulais passer la nuit avec lui.

Nous primes un taxi jusqu'à Montmartre où il habitait. Lorsqu'il m'ouvrit la porte de son univers j'étais conquise. Je parcourais des yeux sa bibliothèque pour y rencontrer quelques uns de mes ouvrages de prédilection, dans l'entrée sur un petit guéridon reposaient des feuilles griffonnées, des mélodies, des paroles de chansons.

Dans le secret de son antre, se dévoilait son âme, pas à pas, jusqu'à la chambre.

Nous étions épuisés. Il était doux. Je me déshabillais devant lui, lui allongé sur le lit me regardais. Sur la table de chevet à côté du lit, deux livres, les infortunes de la vertu du Marquis de Sade et  Alcohol de Guillaume Apollinaire.

Beaucoup trop de charme vous dis-je…

Ce soir là nous avons fait l'amour naturellement, profitant ensemble d'un repos bien mérité.  Je retiens cette nuit, chaque détail et chaque souffle. Des années plus tard ma mémoire me l'a restitue encore _sans maniérisme de ma part_ comme si c'était hier.

Comment en effet pourrais je oublier cette belle rencontre qui me conforte dans l'idée que sexualité et mystique ne font qu'un ?

Rituel d'amour total placé sous le signe de la magie.

Au réveil de notre dernier matin tu m'as dit 'Je sais que je ne suis pas un bon amant'. Je n'avait rien répondu. Nous avions bu un café ensemble et lu la presse, ce qui était assez troublant de simplicité. Aujourd'hui je vais te le dire, bel Ange. Tu es l'un des meilleurs amants que je n'ai jamais eu. Ca ne tient pas tant au sexe, je suppose, tu es l'amant idéal. Je me suis promenée avec toi au jardin des délices.

Il y a des mots simples qui appartiennent au vocabulaire de l'Amour, des mots simples qui peuvent parfois paraitre simplictes. Les années passent et lorsque je repense à notre histoire, j'ai encore envie de te dire des mots d'Amour.

Des petits mots tout simples comme  Merci



26/11/2009
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